Espérance féminine (Fréquence protestante du 10/07/2021) – Interview de l’association sur le thème de l’anorexie et de la boulimie

La radio Fréquence Protestante nous a consacré un reportage « Espérance féminine » le 10 juillet 2021 sur le thème de l’anorexie et de la boulimie. Louise* y a partagé son expérience et nous raconte comment l’association ABA lui a permis de sortir du cercle vicieux imposé par la maladie, l’anorexie et la boulimie.

* Prénom d’emprunt, en conformité aux valeurs d’anonymat de l’association

Lien vers la diffusion de l’émission

Quelques extraits de l’interview

« La boulimie c’est le fait de manger en peu de temps des quantités de nourritures importantes, avec ou sans comportements compensatoires, les comportements compensatoires peuvent être par exemple la prise de laxatif, le jeûne ou les vomissements ».

« On a parfois des formes d’anorexies seules ou de boulimies seules, mais les deux sont souvent conjointement liées, c’est une seule et même maladie et un seul cercle vicieux, l’un entraîne l’autre ».

« Les premiers signes de l’anorexie mentale peuvent être un changement de comportement de la personne avec un isolement social, le fait d’éviter les sorties avec les autres, les repas, la peur du regard des autres, la peur de manger en public ».

« On pense souvent que l’anorexie ne concerne que les femmes, dans l’association on a vu avec le confinement beaucoup de nouveaux arrivants, à la fois des hommes et des femmes, oui nous avons des hommes dans l’association ».

« L’anorexie et la boulimie sont des maladies des émotions, à ce moment-là les émotions je n’arrivais pas à les gérer, c’est là que ça a commencé à dysfonctionner, je mangeais pour étouffer mes émotions ».

« Pour ma part j’avais beaucoup de rituels, je mangeais tout le temps la même chose parce que ça me rassurait, tout était rangé à sa place, il n’y avait pas de place à l’imprévu, c’est une maladie du contrôle ».

« Le conseil que je peux donner, c’est en tout cas ce qui m’a aidé et ce que j’ai trouvé au sein de l’association des Anorexiques Boulimiques Anonymes, ça a été de partager ce qui m’arrivait à des amis de l’association, qui comprenaient ce que je vivais. C’est de ne pas rester seul, parce que moi toute seule je n’y arrive pas, j’ai dû demander de l’aide ».